Dancehall

Dancehall tire son nom des salles de danse jamaïcaines dans lesquelles des enregistrements populaires jamaïcains étaient joués par des systèmes de sonorisation locaux . [8]

C’est un genre de musique populaire jamaïcaine née à la fin des années 1970. [2] À l’ origine, le dancehall était une version du reggae plus clairsemée que le style roots , qui avait dominé une grande partie des années 1970. [3][4] Au milieu des années 1980, l’instrumentation numérique est devenue plus répandue, modifiant considérablement le son, le digital dancehall (ou  » ragga « ) devenant de plus en plus caractérisé par des rythmes plus rapides. Les éléments clés de la musique dancehall comprennent son utilisation intensive du patois jamaïcain plutôt que de l’anglais standard jamaïcain et un accent mis sur les instrumentaux de piste (ou  » riddims « ).

Le style musical dancehall n’est pas définissable de façon précise. À l’origine, il s’agit de toute musique jouée dans un espace clos. Ce terme désigne plutôt une connotation de groupe, d’ambiance, de rassemblement. Ainsi, le dancehall peut rendre un son aussi bien numérique ou hardcore que roots. Dans les années 1990, il est parfois associé à un style qui s’est développé sur la base de la musique indienne (voir le Coolie Dance riddim et Bam Bam riddim créé par Sly and Robbie).

On peut considérer que le dancehall est au monde du reggae ce que le hip-hop est, en un sens technique, à la musique noire américaine populaire. Ainsi, dans les rassemblements festifs habituels que l’on appelait dancehall, à l’origine de ce style, on réalisait un morceau différent à partir d’échantillons de vieux classiques de reggae. Le parallèle avec la musique hip hop se fait donc par l’utilisation non seulement de samples mais également de synthétiseurs intervenant, parfois de bout en bout, dans la réalisation de certains albums. La grande révolution du dancehall est, en effet, l’arrivée des machines numériques sur l’île vers 1984 et 1985. De nombreux compositeurs se sont mis à la composition audio-numérique (voir le riddim Sleng Teng de King Jammy).

En France, le chanteur Tonton David est l’un des pionniers du dancehall francophone. Avec son titre Peuples du Monde présent sur la compilation Rapattitude produite par Virgin en 1990, le reggae dancehall se dégage de l’univers underground sous le terme de raggamuffin pour investir les petits écrans et les radios. D’autres suivront dans le même style musical. On peut citer des groupes comme Raggasonic et Nèg’ Marrons qui connaissent un franc succès dans les années 1990.

Le reggae dancehall francophone est représenté par des artistes comme Admiral T, Krys, Saïk,Kalash, ou encore Kaf Malbar. Tout comme ces chanteurs, des milliers d’artistes de dancehall underground restent très actifs également même s’ils ne sont pas visibles dans les médias. Le nouvel outil informatique qu’est l’Internet permet de les faire connaître par le biais des réseaux sociaux et des sites d’hébergement de vidéos[réf. nécessaire].